11/11/2016 Rando des feuilles mortes à Naves, Birgit nous raconte !

Birgit est allée accompagnée de Martine, Geneviève, Guénaelle, Marie-Christine et Madeleine, toutes marcheuses nordique de l’ACJ, à la Rando des feuilles mortes à Naves. Ainsi, elle nous raconte comment elles ont vécu cet événement :

«Ce fût miraculeux. La veille des trombes d’eau à n’en plus finir. Un temps maussade et frais d’un vrai mois de novembre. Nous, Martine, Geneviève, Guénaelle, Marie-Christine, Madeleine et moi, nous nous sommes fiées aux météorologues qui prédirent une accalmie et un temps sec pour ce 11 novembre, notre rendez-vous pour la Randonnée des Feuilles Mortes à Naves.

Il faisait encore nuit lorsque nous sommes arrivées à Naves vers 7h30 mais le jour commençait à se lever et il ne pleuvait plus. Malgré l’heure matinale d’un jour férié le site du Lycée Agricole, point de départ de la randonnée, fourmillait de sportifs à vélo, à pieds et à bâtons.

Grâce à une organisation exemplaire nous nous sommes vites retrouvés sur la piste des randonneurs à pied, avec nos bâtons de marche nordique. Et là, le miracle a eu lieu. Le soleil s’infiltrait à travers le brouillard matinal baignant la vallée qui s’offrait à notre vue de ses chaud rayons lumineux. Les lambeaux de brouillard restaient toujours accrochés sur les collines surplombant les alentours. Que dire que nous ne sentions aucun effort face à ce plaisir des yeux.

La piste nous menait ensuite sur des sentiers aventureux car étroits et boueux à travers des bois. Heureusement que nous avions nos bâtons qui nous permettaient de bien rester sur le sentier et de ne pas glisser vers le contrebas. A un moment, Madeleine nous dit Au Revoir car elle préférait suivre la piste des 24 km alors que nous autres avaient opté pour les 17 km.

Nous marchions chacun à notre rythme. Martine et Geneviève étaient devant, Guénaelle, Marie Christine et moi suivions un peu plus loin derrière, moins dynamique dans la marche mais plus enclin au bavardage. Ainsi à un moment donnée, nous trois à l’arrière nous nous sommes rendues compte que nous étions seules sur la piste. Personne devant, personne derrière et plus de balisage. Le bon sens nous indiquait de revenir sur nos pas jusqu’à ce que nous croisions deux marcheurs à un carrefour de chemins. « C’est ici la piste pour les marcheurs ? » « Nous sommes des cyclistes. Mais nous avons croisés des marcheurs un peu plus loin derrière nous », fût la réponse. Toutes heureuses nous nous remettions en  marche à l’encontre de nos marcheurs perdus sur les indications des cyclistes sans vélo.

Nous croisions d’autres cyclistes, beaucoup même, tous à vélo, descendant parfois à fond la caisse des collines sur le sentier étroit où nous marchions à notre guise et utilisant nos bâtons avec dextérité pour sauter sur le côté pour laisser la place à ces fous du guidon à qui nous empruntions la piste à contresens.

Quelle veine qu’avaient ces cyclistes qu’on leur ait réservé ce sentier qui longeait un ruisseau mettant un valeur un paysage sublime. Bref, nous avons réussi à en profiter aussi grâce à notre étourderie ! Pourtant, quelle joie lorsque nous retombions ensuite sur la « vraie » piste des marcheurs ! Sauvé ! Nous ne savions pas trop où nous étions mais nous avons poursuivi tranquillement notre chemin lorsque nous avons vu derrière nous débouler les marcheurs nordiques du TAC. Surprise ! Étions nous plus rapide que la section compétition de la marche nordique de Tulle ? Nous avions bien envie de le leur laisser croire … Chut, ne parlons pas de notre petite escapade en dehors de la piste officielle.

Finalement, nous aussi, nous avons atteint notre point de départ au Lycée Agricole de Naves. Geneviève nous y attendait avec une des marcheuses du TAC nous ayant dépassé. Elle savait donc que nous n’étions pas perdues. Après nos exercices d’étirements nous aussi on avait droit à notre gobelet de soupe chaude avant de rentrer à la maison.»

Merci Birgit !